Retour sur L’Appel de Cthulhu V6 : la gamme

L’Appel de Cthulhu V7 s’est installé en France fin 2015. Avec le recul, que penser de la gamme V6 installée par les Editions Sans-Détour ? Car à tout seigneur, tout honneur, c’est bien cet éditeur qui a relancé en grandes pompes cette si belle licence, en 2008.

Aujourd’hui, à l’aube de la reprise de L’Appel de Cthulhu par Edge, portons notre regard sur le chemin parcouru.

Au passage, merci à Vonv, le taulier de Tentacules.net (le célèbre TOC !), qui s’est interrogé le premier sur ce sujet.

La gamme V6, by Sans-Détour Édition

C’est vrai, je l’admets : j’en ai une grosse…

En 2007, ma gamme de L’Appel de Cthulhu mesurait près d’1,3m linéaire dans la bibliothèque (quasiment toute la gamme Descartes VF).

En 2015, à la sortie de la V7 VF, ma gamme v6 mesure près de 2m. Sauf qu’entre temps, j’ai revendu la quasi-totalité de ma collection Descartes.

En effet, la collection de SD v6 mesure près 1,5m avec ses 39 ouvrages (hors écrans) de L’Appel de Cthulhu et ses déclinaisons de Cthulhu 1890 (3), Achtung ! Cthulhu (7) et Delta Green (4).

Si j’ai préféré conserver la gamme de SD, ce n’est pas vraiment un hasard…

Voici pourquoi.

  • La qualité de fabrication. C’est solide (reliure et couverture dure), harmonieux, cohérent et numéroté. Là-dessus, SD ne se moque pas de ses clients. Nous sommes loin des productions « détachables » de Descartes.

 

  • La maquette. Un point fort, indéniablement. C’est d’ailleurs un trait caractéristique attribué à SD dès la sortie de L’Appel de Cthulhu v6. Cela restera une marque de fabrique jusqu’à la v7. Cet aspect est étroitement lié à l’esthétique général des ouvrages de la gamme. SD a bien compris que ce critère est attractif. Et il y porte un soin tout particulier. L’intégration du talentueux dessinateur Loïc Muzy dans l’équipe des permanents de l’éditeur, est un signe qui ne trompe pas. Un élément notable dans la gamme, en plus de changement de dessinateur, est l’usage des photos noir et blanc qui vont peu à peu envahir les ouvrages.

 

  • La cohérence de la gamme. Si la codification visuelle de la gamme a bien été réfléchie (numérotation et code couleur pour chaque type de supplément), je ne pense pas que le contenu eut été pré-programmé après les tout premiers suppléments. Hasard et opportunité auront fait le reste ?!

 

  • Le contenu de la gamme. Les premières sorties sont des must-have. Le travail de préparation est visible et qualitatif. Saluons particulièrement le travail effectué sur L’Appel de Cthulhu v6. La suite des publications alterne la re-publication d’anciens suppléments Descartes (une majorité), des traductions et des créations VF. Bref, une gamme bien fournie avec des ressources à la pelle. A mes yeux, la gamme de SD couvre mes besoins de manière plus complète et élégante que mon ancienne gamme de Descartes. Alors, à quoi bon conserver des doublons d’anciens suppléments ?

 

Entre 2008 et 2015, SD aura publié pas moins de 39 suppléments de L’Appel de Cthulhu, et 14 suppléments de ses déclinaisons. Soit un rythme supérieur à 1 supplément bimestriel pendant près de 7 ans ! Ce qui, devant la taille des suppléments, et une prouesse. Mais si le public transpirait devant l’avalanche continue de suppléments durant les premières années, le crowdfunding va changer la donne à partir de la v7.

Le déclin d’un empire s’amorce alors…

3 réflexions sur “Retour sur L’Appel de Cthulhu V6 : la gamme

  1. C’est en effet un beau travail éditorial que cette v6, même si à titre personnel je regrette que les éditeurs, petits ou gros, se concentrent depuis longtemps sur des livres hors de prix et clairement inutilisables en cours de jeu. J’admire la qualité du travail évidemment, mais dépenser des fortunes dans de tels ouvrages continue à mes yeux à restreindre le loisir à sa communauté rôlisto-rôliste. Bref, Sans détours est pour moi le parfait exemple de la fausse bonne idée marketing, poussée dans des extrêmes difficilement compréhensibles.

    Aimé par 1 personne

    1. Je comprends ta position, sur le fond. Pourtant, à suivre les commentaires des financements participatifs ou même en magasin, le constat reste le même : la beauté de l’objet fait vendre ! Et même si le contenu est en retrait. Alors quand on constate le succès des financements participatifs organisés par SD, il semble difficile de parler de « fausse bonne idée marketing ». D’autre part, devant la quantité (faible) des ventes de JDR, le prix ne me semble pas aberrant. Par exemple, le tome 1 de ma BD des Masques de Nyarlathotep comporte 60 pages couleur (hard cover) et coûte 18,5 € à fabriquer/imprimer sur Lulu.com. Pour le tome 3 (96 pages), cela nous revient près de 23 € prix unitaire ! Donc oui, la marge de progression est importante sur des grands tirages chez les imprimeurs, mais sur je ne suis pas certain que les prix pratiqués par la majorité des éditeurs soient démesurés. Après, je ne suis pas du métier mais quand on réfléchit à la somme d’heures passées sur un livre de JDR (en fabrication et en jouabilité), cela ne me choque pas. Quand à ceux qui achètent pour collectionner, là nous entrons dans un autre débat… 😉
      Quoiqu’il en soit, merci pour ton commentaire !

      Aimé par 2 personnes

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